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ASSEMBLEE GENERALE NATIONALE - A.N.A.T.C. - 2003 A VANNES
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L'Assemblée Générale Nationale de l'ANATC s'est tenue le samedi 24 mai 2003, à l'initiative du Général SYLVESTRE, Président du groupe BRETAGNE, dans la salle du petit Théâtre du Palais des Arts de VANNES (MORBIHAN).

Le Général DONADEY, Président de l'association, réunit tous les participants à 15h30, en vue d'attendre et d'accueillir Monsieur François GOULARD, Député-maire de VANNES, qui a bien voulu se déplacer et nous faire l'honneur de participer à l'ouverture de la séance de notre association. En attendant, il est procédé au décompte des présents et des pouvoirs :

        •  Présents  :   71
        •  Pouvoirs  :  117 
        •  Total         :  188 

Le quorum est atteint. L'assemblée peut valablement délibérer.

ACCUEIL DE MONSIEUR LE DÉPUTÉ-MAIRE DE VANNES

Le Général DONADEY accueille Mr François GOULARD, l'invite à s'asseoir à la table d'honneur et prononce une allocution. Écoutons le Général :

«Permettez-moi de saluer la présence parmi nous, de Mr François GOULARD, député-maire de VANNES, qui nous fait l'honneur et l'amitié d'assister à notre assemblée générale. Votre présence, Mr le député-maire, est un sérieux réconfort. Elle symbolise tout l'intérêt que vous attachez au monde associatif en général et à notre association en particulier.

Soyez-en chaleureusement remercié car, avec votre autorisation, nous ne manquerons pas de donner à cet événement l'audience qui convient dans les démarches de communication que nous entreprenons pour bien valoriser notre image.

Je voudrais aussi remercier le Lieutenant-Colonel PETIT, commandant le Centre de Détection et de Contrôle (CDC) de BREST, qui a bien voulu, lui aussi, assister à nos travaux et qui fera une présentation de son unité : « radar de BRETAGNE », de ses missions et de ses moyens. Votre présence, mon Colonel, symbolise les liens qui nous unissent avec le CASSIC et l'intérêt que vous-même portez à notre association. J'ai beaucoup apprécié que vous ayez répondu oui, spontanément, ainsi que le Commandant de la Base aérienne de TOURS, quand je vous ai demandé si vous étiez d'accord pour être des nôtres aujourd'hui.

Je remercie également le Lieutenant LEMOULEC, qui va nous faire un exposé sur la mission du Bureau armée de l'Air Information (BAI) de QUIMPER et sur le recrutement, dans sa zone de responsabilités, ainsi qu'à l'échelon national. Je féliciterais le Général SYLVESTRE, Président du très jeune groupe BRETAGNE, pour avoir suscité de la part des membres de son équipe la motivation nécessaire afin que ces journées soient une réussite et restent gravées dans nos mémoires. Je sais que lui-même s'est beaucoup investi dans l'organisation de cette rencontre annuelle et je l'en remercie. C'est un bel exemple de dévouement à la cause de notre association.

Enfin, merci à vous tous, chers amis et fidèles adhérents, d'être venus nombreux avec vos invités pour participer à ces deux journées consacrées au travail, certes, mais aussi à la détente, dans la joie et la bonne humeur ».

Le Président, après avoir demandé aux membres de l'assistance de bien vouloir se lever, communique la liste des adhérents de notre association décédés depuis la dernière assemblée générale. Une minute de silence est ensuite observée à la mémoire des disparus.

RÉPONSE DE MONSIEUR LE DÉPUTÉ-MAIRE

Monsieur François GOULARD remercie le Général et souhaite à tous la bienvenue. Il remercie également les organisateurs et tous les membres présents d'avoir choisi sa ville comme lieu de rencontre. Il souligne combien il est heureux de cette initiative. Il rappelle que nous sommes les dépositaires de techniques de pointe qui font la différence dans les conflits modernes et nous félicite d'entretenir cette culture. Il regrette de ne pouvoir rester parmi nous plus longtemps, en raison d'un emploi du temps particulièrement chargé et nous quitte.

Merci, Monsieur le Député-maire.

DISCOURS DU GENERAL DONADEY, TENANT LIEU DE RAPPORT SUR LE MORAL.

Le Général DONADEY reprend la parole :

« Je laisse le soin à Pierre MADIGOU d'orchestrer le déroulement de cette assemblée générale et d'assurer le secrétariat de la séance. Pierre MADIGOU exerce l'intérim de Marc BOUVRY, désespéré de ne plus pouvoir assumer sa tâche et je vous demande d'avoir une pensée pour notre ami empêché.

Je vais donc maintenant vous présenter le rapport d'activités traditionnel, tenant lieu de rapport sur le moral. Je le ferai sans démagogie aucune, en vous exposant notre situation telle que je la ressens. De grandes choses ont été entreprises, dont nous pouvons nous féliciter. Mais un certain nombre de problèmes subsistent et peuvent constituer une réelle menace si nous n'y apportons pas rapidement remède.

C'est toutefois un Président heureux, fier de sa charge, confiant dans l'avenir qui s'adresse à vous et qui tentera de répondre aux questions que chacun de nous se pose dans cette assemblée :

  • Où en sommes-nous ? Qu'avons-nous fait ?
  • Qu'est-ce qui nous attend ? Que devrons-nous faire ?

Où en sommes-nous ?

Les effectifs : en 2002, nous avons enregistré une baisse très nette de nos effectifs. Le détail vous sera exposé par Pierre MADIGOU. Les décès, la radiation des adhérents dont on est sans nouvelles depuis longtemps, les démissions intervenues après la campagne de relance des cotisations en sont les principales causes. C'est qu'en effet, cette relance a constitué, pour les moins motivés, une épreuve de vérité qui leur a fourni l'occasion d'une porte de sortie honorable. Il n'y a pas à s'en plaindre. Ils étaient en cessation de paiement depuis fort longtemps. En tout état de cause, il aurait fallu, un jour ou l'autre, prononcer leur radiation.

D'un autre côté, les adhésions ne sont plus en nombre suffisant, d'où la balance négative enregistrée.

Pourtant, nos liens avec le CASSIC et, à un degré moindre avec le CDAOA demeurent voire se raffermissent. Ces deux Commandements devraient, logiquement, nous fournir un contingent régulier de nouveaux adhérents. Le bulletin de l'ANATC est maintenant diffusé dans toutes les unités de ces Commandements. On peut considérer, dans une certaine mesure, qu'il remplace la lettre du CASSIC qui a cessé de paraître. Par ailleurs, des représentants de l'ANATC, et non des moindres, ont visité, les uns, l'importante station hertzienne de LACAUNE, les autres, l'ESIC et le CCOA de TAVERNY.

Toutes les associations sont confrontées à une désaffection à leur égard, mais ce n'est pas une raison pour ne pas tenter de redresser la situation, même si certains Présidents de groupe m'ont fait part de l'ignorance totale dans laquelle les Commandants de base les tenaient. Fort de cette remarque, qui revêtait la forme d'un constat d'impuissance, j'ai obtenu l'accord de principe du Président actuel de l'UNAIR pour qu'il écrive à tous les Commandants de base, afin de leur rappeler les buts de cette Union et de leur communiquer la liste des délégués locaux ou régionaux des associations qui la composent. L'ANATC étant l'un des membres fondateurs de l'UNAIR, les Commandants de base les plus récalcitrants, ne pourront plus nous fermer leur porte, au risque d'être en désaccord avec les directives du CEMAA. La tâche de nos délégués sera facilitée. C'est une bonne occasion de nous faire connaître ou reconnaître, en demandant à être davantage associés à la vie locale (invitations aux cérémonies de relève de commandement, prises d'armes extérieures à la base, JPO, meetings, etc..), et de pouvoir ainsi nouer des contacts propices à faciliter les démarches de recrutement.

Les finances : elles sont saines, comme vous pourrez le constater au cours de l'exposé de Michel GEORGIN, notre trésorier. Toutefois, en dépit des relances, il reste un nombre élevé d'arriérés, ce qui fait que nos recettes ne couvrent pas tout à fait nos dépenses. Pour parvenir à l'équilibre, il me serait très désagréable de devoir augmenter le montant de la cotisation, alors qu'il suffirait que chacun d'entre nous s'impose de la payer régulièrement à terme échu. J'en appelle à la sagesse et au bon sens de tous. Quant à la gestion centralisée des cotisations, nous allons la mettre en application en 2004, pour tous les groupes qui y sont favorables.

Activité : je crois pouvoir dire que le dynamisme et la vitalité de l'ANATC sont à souligner. Sous l'impulsion, mais aussi la vigilance de son remarquable et efficace comité de rédaction, Roger GOUBERN et Jean-Paul PICCO, notre bulletin en rend parfaitement compte. De longs articles sont consacrés à l'activité des groupes et des membres qualifiés de « hors groupes ». Ils traduisent exactement cette ambiance de bonne humeur, de camaraderie, de plaisir de se retrouver entre amis, qui règne au sein de notre communauté.

Je n'exprimerais jamais assez ma gratitude à ceux qui en ont l'initiative et qui en endossent la responsabilité. Mais, ils sont encore en trop petit nombre et, bien souvent, ce sont toujours les mêmes.

Un grand merci, également, aux adhérents qui prennent un peu de leur temps pour alimenter ce même bulletin en témoignages, souvenirs, évocation d'une expérience passée, bref autant d'articles qui en font une publication originale, unanimement appréciée et dont nous pouvons être fiers, puisqu'elle est le fruit de notre travail. J'y associe, par la même occasion, la petite équipe qui anime notre site Web, nous permettant ainsi de communiquer et de faire notre promotion selon les règles en vigueur dans une société de plus en plus médiatisée.

Mais attention ! Malgré mes rappels, la relève (sauf quelques cas particuliers) tarde toujours à se manifester. Aussi, c'est moins dans la baisse du recrutement que dans le fait de ne pas trouver de volontaires pour remplacer ceux qui sont depuis trop longtemps en poste, ou qui sont les plus actifs, qu'il y a un réel péril pour notre association. C'est ainsi que j'ai dû me résoudre à mettre en sommeil le groupe " RHÔNE-ALPES ", faute d'avoir pu relever le Colonel THENY, son Président depuis 10 ans. Merci, mon cher André, pour l'action déterminante que tu as conduite et pour la motivation qui fut la tienne à la tête de ce groupe qui te doit beaucoup.

Un autre volet important de cette activité concerne notre participation à l'UNAIR. Patrick COMMEAU vous en exposera le détail dans quelques instants. Vous verrez que nous y jouons un rôle de tout premier plan, notamment dans le concours que cette UNION va organiser en 2004 pour consacrer la matérialité de son rôle au service de l'armée de l'air. En effet, ce concours a pour but de valoriser l'armée de l'air et ses métiers auprès des jeunes des lycées et des collèges. Patrick vous dira que nous avons besoin de quelques correspondants auprès des académies. Si certains d'entre-vous ont le profil ou s'estiment bien placés pour remplir cette fonction, qu'ils n'hésitent pas à nous le faire savoir.

Vous savez sans doute qu'une adaptation du statut général des militaires est en cours et qu'une commission a été chargée de proposer un nouveau texte. L'UNCAM est l'organisme mandaté par cette commission pour exprimer le point de vue des associations militaires dans leur ensemble. L'UNAIR a fait connaître son avis, notamment sur les articles 6 à 10, qui traitent des droits civils et politiques des militaires, entre autres, le droit d'association. Patrick COMMEAU a fait partie du groupe de travail qui a rédigé cet avis.

Enfin, toujours dans le but de promouvoir notre association, j'ai co-signé, avec le Général Délégué au Patrimoine, une lettre adressée au Commandant du CASSIC, dans laquelle nous définissons un plan d'action en vue de recenser tous les matériels susceptibles d'être regroupés dans un musée, sur le thème de la défense aérienne et de ses transmissions. Le SHAA et surtout le musée de l'air, bénéficiaire final de cette initiative, sont associés. La culture, les connaissances, le patrimoine de l'ANATC, sont autant de raisons qui la portent, tout naturellement, à soutenir ce projet.

Voici donc, très rapidement brossé, un point de situation et décrites nos principales activités qui, comme vous avez pu le constater, ne se relâchent pas. Elles mériteraient, néanmoins, de mon point de vue, de se tourner encore plus vers l'armée de l'air.

Qu'est-ce qui nous attend ? que devons-nous faire ? S'agissant des échéances, elles sont bien définies et les conditions pour y parvenir ne me causent aucun souci. En 2004, nous devrons mettre sur pied le concours : « Pilote ou aviateur un jour... ». Nous nous y employons avec les autres associations. Puis, nous devrons rassembler tous les éléments en vue de réaliser, sur un emplacement provisoire mais accessible au public, un premier élément du Musée des transmissions et du contrôle. Je ne parle pas du passage à la gestion centralisée des cotisations, qui fait partie de la routine.

Les axes d'effort, quant à eux, me semblent clairs et découlent de la première partie de mon exposé :

  • Tout d'abord, il faudra s'employer à relever nos instances dirigeantes, sous peine d'atrophie progressive. Notre vitalité va s'épuiser sans que nous n'y prenions garde, si les bonnes volontés ne se manifestent toujours pas. Je renouvelle ce que j'ai dit l'année dernière. J'accepte, et je les encourage même, des contrats courts, trois ans comme le prévoient nos statuts. En raisonnant ainsi, j'espère susciter davantage de vocations, dès lors que les personnes qui s'engagent à prendre des responsabilités ont l'assurance que leur mandat sera suffisamment long pour exprimer leur personnalité et prendra fin, quoiqu'il advienne, avant que la lassitude ne les atteigne. La baisse des effectifs et le vieillissement de notre population sont, certes, un problème. L'incapacité dans laquelle nous nous trouvons de renouveler nos cadres, je le répète, en est un autre, beaucoup plus important de mon point de vue. Il serait illusoire de croire que le second n'est jamais que la conséquence du premier et qu'il suffira de redresser nos effectifs pour trouver, dans les derniers adhérents, les responsables dont nous avons besoin.
  • Ensuite, il conviendra d'accentuer notre présence auprès des Commandements locaux en programmant davantage de visites de bases aériennes (personnellement, j'envisage une visite du 36 ème EDCA d'AVORD), en offrant nos services dans une action coordonnée avec les autres associations de l'UNAIR, à l'occasion de manifestations telles que JPO, meetings, rencontres diverses ..., en demandant aussi à être invités aux cérémonies officielles, en un mot, il faudra s'insérer plus intimement dans la vie locale, pour assurer le relais entre l'armée de l'air et la société civile. Notre appartenance à l'UNAIR nous commande d'agir ainsi dans l'intérêt de l'armée de l'air. C'est pour nous faciliter la tâche que j'ai demandé l'intervention du Président VIENNEY auprès des Commandants de base. Cet engagement, profond et sincère de notre part, devrait, en retour, nous attirer une certaine considération de nature à favoriser notre propre recrutement.
  • Enfin, je vous demanderais d'entreprendre une démarche individuelle pour recruter de nouveaux adhérents dans votre cercle de relations. L'ensemble de notre communauté doit se sentir concerné. D'ici la prochaine assemblée, chaque membre de l'association devrait se fixer comme objectif le parrainage d'au moins un nouvel adhérent. C'est simple et parfaitement réalisable, pour peu qu'on s'en donne la peine. Imaginez les conséquences si chacun parvenait à ce résultat !

Vous conviendrez, avec moi, que ces trois axes d'effort sont à notre portée. Je sais que je peux compter sur votre aide, comme vous sur ma détermination, pour ne pas s'en écarter d'ici notre prochaine assemblée générale.

Je vous remercie de votre attention. »