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ASSEMBLEE GENERALE NATIONALE - A.N.A.T.C. - 2004 A ENVAL
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Accueil

L’Assemblée Générale Nationale de l’ANATC s’est tenue le samedi 5 juin 2004, à l’initiative du colonel FRANCESCONI, au centre de vacances de l’IGESA, à ENVAL (Puy-de Dôme).

Les 50 participants se sont réunis à 9h 00. Par ailleurs 108 pouvoirs étaient enregistrés portant l’effectif présent ou représenté à 158.

Accueil du Maire d’ENVAL et des participants  

Le général DONADEY, président national, accueille M. CAILLAUD, maire d’ENVAL, l’invite à s’asseoir à la table d’honneur et prononce l’allocution suivante :

« Monsieur le maire, messieurs les officiers généraux, mon colonel, messieurs les présidents de groupe, chers amis.

Merci à vous, fidèles adhérents ici présents, d’avoir fait l’effort de vous déplacer pour participer à cette assemblée générale 2004. J’y suis d’autant plus sensible que certains sont venus de très loin et que d’autres ont fait le déplacement dans une période défavorable. Nous allons certes travailler. Mais nous en profiterons aussi pour découvrir cette magnifique région d’AUVERGNE. Je note que le principe de tenir ces assemblées dans différentes régions est une excellente chose car, au delà des considérations touristiques non négligeables, c’est un bon moyen d’élargir notre audience auprès des autorités civiles et militaires locales. Comme je l’ai dit dans mon mot d’accueil, qui figure dans le dossier qui vous a été remis, nous avons fait tout notre possible pour que ces deux journées soient très agréables.

Je tiens à saluer la présence, parmi nous, de M. CAILLAUD, maire d’ENVAL, qui nous fait l’honneur et l’amitié de participer à l’ouverture de notre assemblée.

Sachez que nous apprécions votre geste. Comme d’autres responsables de collectivités locales, que nous avons désormais l’habitude d’inviter, votre présence marque la considération que vous accordez au monde associatif en général et à notre association en particulier.

Je voudrais ensuite remercier le lieutenantcolonel VERDIER d’avoir bien voulu participer à nos travaux. Il représente le colonel BENQUEY, commandant le Détachement Air 277 et Directeur de l’Entrepôt de VARENNES SUR ALLIER, retenu par ailleurs en tant que Délégué Militaire Départemental. Vous noterez que le colonel BENQUEY, comme maintenant d’autres commandants de base, exerce une fonction territoriale qui, jusqu’à présent, était exclusivement réservée à l’armée de terre. Le Lieutenant-colonel VERDIER nous fera une présentation du Détachement et de l’Entrepôt dans le cadre de l’expérience d’« externalisation » (action de confier une charge jusque là militaire au secteur civil) de certaines activités que VARENNES SUR ALLIER conduit actuellement ainsi que des évolutions qui ont affecté le Service du Matériel de l’armée de l’air ces dernières années. J’ai beaucoup apprécié, Mon colonel, que le colonel BENQUEY ai répondu oui, spontanément, quand je lui ai demandé s’il était d’accord pour vous confier le soin de faire cet exposé.

Mes remerciements iront également au colonel FRANCESCONI qui a beaucoup œuvré dans l’organisation de cette assemblée générale. C’est un bel exemple de dévouement à la cause de notre association. »

Réponse de Monsieur le Maire :  

Monsieur CAILLAUD, maire d’ENVAL, remercie le général DONADEY et dit sa satisfaction de voir notre assemblée générale se dérouler sur sa commune. Il souhaite pleine réussite à notre manifestation et bon séjour en AUVERGNE à tous les participants.

Discours du général DONADEY, tenant lieu de rapport moral et d’activités  

Le général DONADEY reprend la parole :

« Monsieur le maire, avant de vous présenter notre organisation, permettez-moi de vous associer au souvenir de nos camarades disparus depuis la dernière assemblée. Nous observerons ensuite une minute de silence en leur mémoire ».

Lecture est faite de la liste des disparus (voir rubrique « In Memoriam ») et une minute de silence est observée.

Le général DONADEY présente ensuite en quelques mots notre association à M.CAILLAUD, puis enchaîne en ces termes sur son traditionnel rapport moral et d’activités.

« Trois ans se sont écoulés depuis ma prise de fonction. En raison de mon installation prochaine et définitive dans le midi, qui m’a fait cesser mes activités professionnelles et me dégager de la vie associative en région parisienne (en commençant par abandonner ma charge de responsable des galas au sein de l’AEA), je ne souhaite pas renouveler mon mandat de Président. Je n’aurai pas la prétention de dresser un bilan de ces trois années, d’autant qu’après les périodes qualifiées d’adaptation, par le général LASNIER LACHAISE, de renouveau et d’envol, par le général PICCO, périodes qui ont vu successivement, la création du CASSIC, la professionnalisation des armées et qui nous ont imposé de nouveaux objectifs, j’ai inscrit mon action dans la continuité. J’ai néanmoins mis à profit la création de l’UNAIR pour nous rapprocher d’avantage de l’armée de l’air, soutenir son rayonnement, participer au devoir de mémoire que nous devons lui rendre et, par contrecoup, favoriser notre propre rayonnement. Je me bornerai donc à une vision synthétique de l’état des lieux en soulignant, au passage, les problèmes récurrents d’une année sur l’autre : la baisse et le vieillissement de nos effectifs, l’absence de renouvellement de nos instances dirigeantes. Même le bureau parisien en souffre avec, maintenant, l’incapacité du Vice-président Max REBOUL, à qui je rends hommage pour son action efficace au sein de ce bureau depuis plus de trente cinq ans.

Au plan des effectifs, nous sommes aujourd’hui environ 870 adhérents. Pierre MADIGOU nous fera un point détaillé de la situation. Vous constaterez que le nombre d’adhésions reste faible. Pourtant nous avons tenté de réagir vigoureusement pour l’augmenter, que ce soit en favorisant notre promotion (le commandement local de l’armée de l’air, comme aujourd’hui, participe à nos assemblées générales) ou au travers d’une campagne de sensibilisation via notre bulletin. Le général PICCO a écrit un article dans ce sens dans le dernier bulletin et j’ai repris ce thème à l’adresse des commandants d’unité du CASSIC dans mon éditorial. Immédiatement après sa parution, sur les conseils du CASSIC, qui a bien pris note de nos problèmes, j’ai envoyé une correspondance à une cinquantaine de réservistes de ce commandement. Je croyais bien connaître certains d’entre eux. Je n’ai reçu qu’une seule réponse positive ! C’est dire l’ampleur de la tâche, même si je sais que certains présidents de groupe font le nécessaire à leur niveau ! Quand bien même, nous ne sommes pas les seuls, loin de là, à subir cette désaffection et, par voie de conséquence, à devoir composer avec une moyenne d’âge élevée, il nous faut persévérer chacun dans son cercle de relations car cette démarche est la seule qui peut conduire, malgré tout, à de bons résultats, persévérer aussi par des actions collectives, en organisant des visites d’unités du CASSIC. Félicitons nous, en revanche, de l’adhésion du général VERON, commandant le CASSIC, qui, je l’espère, en déclenchera beaucoup d’autres.

Notre situation financière est toujours globalement satisfaisante grâce à une saine et prudente gestion. Vous noterez, dans l’exposé du trésorier Michel GEORGIN, en 2003, les dépenses relatives au changement de la photocopieuse du siège, l’avance consentie pour l’organisation de cette assemblée et, pour 2004, celles relatives à l’édition du nouvel annuaire, dépenses toutes incontournables. En la matière, nos dépenses restent à la mesure de nos revenus, c’est-à-dire modestes.

La communication repose sur des points forts qui donnent une excellente image de marque de l’association : ce sont les bulletins (œuvre de la complicité conjointe de Jean-Paul PICCO et Roger GOUBERN) qui restent très appréciés de tous et notre site Internet, régulièrement visité, que notre ami Marcel GIRAUDON s’applique à mettre à jour et à rendre attractif. Mais attention ! Roger ne peut plus assumer sa charge dans l’équipe de rédaction et il nous faudra veiller à son remplacement. Merci Roger pour tes talents de rédacteur, ainsi que pour la rigueur et la minutie que tu as déployées dans cette tâche.

Le rayonnement : c’est la conséquence immédiate des contacts établis à l’occasion des visites d’unités, visites que nous avons multipliées, qui nous font connaître et apprécier des commandants de base (j’en veux pour preuve l’insistance avec laquelle le commandant de la Base d’AVORD a tenu a être présent lors de la visite que nous avons faite au 36ème EDCA). N’hésitons pas, dès lors, à solliciter des membres actifs bien placés et à faire valoir notre appartenance à l’UNAIR pour nous aider à entretenir ces liens (pour autant que nous en prenions l’initiative car on ne viendra pas nous chercher). Lerayonnement, c’est aussi la conséquence, comme je l’ai dit en introduction, des liens établis à l’occasion de nos assemblées générales, avec les autorités militaires et les collectivités locales, ces dernières en la personne du maire ou d’un représentant de haut rang : BORDEAUX, TOULOUSE, VANNES et, aujourd’hui ENVAL. Ces collectivités qui, maintenant nous connaissent, savent que nous avons un rôle à jouer dans le maintien des liens entre elles et leur armée et que, le cas échéant, elles peuvent recourir à nos services dans les domaines désormais bien identifiés : recrutement, réinsertion, devoir de mémoire. Nous avons là, un bon angle d’attaque pour favoriser notre promotion.

Autre action en faveur de notre rayonnement qui participe également du devoir de mémoire en ce sens que c’est un projet commun du général RÉMY, Délégué au Patrimoine de l’armée de l’air (par ailleurs membre de l’ANATC) et du président de l’ANATC : le musée des télécommunications et du contrôle. Il est en bonne voie. Un certain nombre de matériels a été recensé. Il nous faut maintenant en apprécier l’état de conservation, voire le coût de réhabilitation. Le commandant de la Base de MONT DE MARSAN est prêt à mettre des locaux à disposition pour recevoir ce musée dans une période transitoire, en attendant sa destination finale qui doit être le musée de l’air.

L’UNAIR : Patrick COMMEAU vous fera un exposé détaillé sur les activités de cette instance de coordination des associations d’intérêt air. Personnellement, je retiendrai que, grâce à notre participation active au sein de cette union, nous sommes connus et reconnus des autres associations. Par le biais de cette instance, l’armée de l’air nous place sur un pied d’égalité avec des associations plus importantes (nous avons été récemment invités sur la Base aérienne d’ORLÉANS à commémorer le 50ème anniversaire de la bataille de DIEN BIEN PHU). J’y vois aussi, au travers du protocole que l’UNAIR a signé avec des associations aéronautiques de la communauté européenne (belges, italiennes et allemandes) la possibilité d’établir des relations avec des associations étrangères de même sensibilité, ce qui accroîtrait encore notre rayonnement. Ne relâchons surtout pas nos efforts dans ce domaine.

Enfin, je soulignerai l’activité des groupes régionaux : leur action, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, est déterminante puisque leur enthousiasme, leur dynamisme l’esprit de corps et de camaraderie qui les animent interviennent pour une bonne part dans le maintien et le resserrement des liens entre les membres de l’ANATC. De plus, la connaissance précise qu’ils ont de leur zone d’influence leur permet de détecter les moindres casjustifiables d’une action d’entraide comme je l’ai toujours souhaité. Nous en avons quelques uns que nous traitons d’une manière strictement confidentielle. Par ailleurs, au plan des relations avec l’armée de l’air, des informations, à certains endroits, sont communiquées aux chefs du « soutien personnel » des bases pour proposer des emplois à des militaires du rang en fin de contrat, ce dont je me félicite.

Je terminerai ce panorama en rappelant que l’année 2004 est riche en manifestations commémoratives : l’armée de l’air fête ses 70 ans, le CASSIC sa dixième année. Les débarquements conduisant à la libération du pays ont eu lieu il y a 60 ans et cinquante ans nous séparent de la tragédie de DIEN BIEN PHU. Je vous demande, dans la mesure où vous serez invités, soit à titre individuel, soit au titre de l’association, de participer nombreux à ces diverses manifestations.

Il ne me reste plus qu’à vous faire part du plaisir et de la fierté que j’ai éprouvés dans l’accomplissement de ce mandat de président de l’ANATC. J’ai rencontré des femmes et des hommes de cœur et de conviction, courageux face à l’adversité ou la maladie, désintéressés, pétris de qualités, entièrement dévoués à la cause commune qui méritent le respect et pour qui j’ai la plus profonde admiration. Je remercie d’avance, celui que le conseil d’administration d’aujourd’hui choisira, d’avoir bien voulu prendre la relève pour poursuivre cette tâche passionnante. J’exprime ma reconnaissance aux membres du conseil d’administration pour la confiance qu’ils m’ont accordée et aux membres du bureau parisien pour m’avoir aidé sans réserve tout en supportant ces temps ci le poids de mes absences prolongées pour les raisons que j’invoquais en introduction.

Je souhaite que notre association vive encore longtemps. Je lui souhaite aussi un plein succès, au service des hommes et des femmes qui la composent et au service de l’armée de l’air conformément aux objectifs qu’elle s’est assignée dans ses statuts.

Je vous remercie de m’avoir prêté attention ».

Général Georges DONADEY